Pantera – Vulgar Display Of Power (1992)

Si vos voisins vous ont pourri le samedi soir avec leur karaoké à donf jusqu’à 3 plombes du mat’, vous ne trouverez pas mieux que ce Vulgar Display Of Power pour leur rendre la monnaie de leur pièce le dimanche matin suivant !
Mais attention, la puissance du son ne doit pas éclipser la virtuosité technique des musiciens et leur travail vraiment innovant dans un genre souvent étriqué.

Trust – Répression (1980)

Trust est le premier groupe français à avoir connu un succès international dans ce genre musical
On se rappelle tout de même qu’ils feront les premières parties d’AC/DC, Iron Maiden ou Anthrax C’est pas rien… La bande à Bernie Bonvoisin écumera les villes à partir de 77 et pendant une bonne partie des 80s
Justement en 1980 ils sortent “Répression” Le titre ” Antisocial” sera le titre qui rassemblera, fédérera les jeunes et les moins jeunes dans une France incomprise et en colère. Un hymne, un tube, un album qui allait s’écouler à pas moins d’un million d’exemplaires en même pas une année
Gros succès pour ces rockers Des riffs mémorable, des solos efficaces et mélodiques, des paroles aux vitriols, tellement vrais et sincères Ils marqueront l’histoire du rock Français à coups sûrs …

Shakin’ Street – Solid As A Rock (1980)

A l’époque où Trust et Téléphone mangeait tout le rock français oeuvrait Shakin’ Street, emmené par la belle Fabienne Shine. Le groupe, équipé d’un “guitar hero” américain dénommé Ross “The Boss” Friedman avait de l’ambition et Fabienne un charmant accent français dans son anglais mais l’élixir n’a vraiment pris que pour une poignée de gugusses scotchés dès la première écoute du riff de “Every Man, Every Woman”, qui ne s’en sont jamais vraiment remis et dont je fais partie…

Deep Purple – Made In Japan (1972)

Ah, ce que c’était pénible les morceaux qui duraient une face entière de 33 tours ! Sauf qu’il y a quelques très rares exceptions où on ne voit pas le temps passer et mieux même, où l’on aimerait qu’il se suspende pour durer encore et encore. Made in Japan, généralement considéré comme l’un des meilleurs enregistrements “live” de tous les temps fait certainement partie de ces exceptions.

Ted Nugent – Double Live Gonzo (1978)

Ce double album “live” déboule comme une pluie d’orage, laissant l’auditeur à moitié assommé. S’il n’y a aucun doute sur le remarquable talent guitaristique du phénomène Ted Nugent, on peut légitimement se poser la question de sa bonne santé mentale… 😉

The Lords Of The New Church – The Lords Of The New Church (1982)

Une fois le soufflé punk retombé, pas mal de groupes se sont retrouvés sur le bord du chemin et comme d’habitude certains de leurs membres ont su rebondir, renouvelant leurs propositions sans trop renier leurs goûts et leurs convictions. Ce fut le cas de The Lords Of The New Church, menés par Stiv Bators (The Dead Boys) et Brian James (The Damned)vers un succès certes éphémère mais à mon avis bien mérité.

Jorn – Dio (2010)

Jorn Lande est à mon avis la plus belle voix du heavy-rock contemporain alors forcément, quand il se met à reprendre des titres de Ronnie James Dio comme “Don’t Talk To Strangers” sur son album hommage secondé de surcroît par un guitariste assez loin d’être manchot, la mayonnaise prend, émulsionne grave et s’échappe même du bol!

Black Sabbath – Heaven and Hell (1980)

L’arrivée de Ronnie James Dio chez Black Sabbath après le départ de Ozzy Osbourne parti décrocher le jackpot en solo a initié une évolution du groupe vers un heavy-rock plus mélodique, peut-être plus conformiste et accessible que leurs précédentes productions. La voix magique de Dio a cependant trouvé un écrin a sa mesure dans les tricotages inspirés de la guitare de Toni Iommi pour donner cet album à mon sens parfaitement réussi.

Accept – Restless And Wild (1982)

Conquis par le heavy-rock fondamental de ce groupe et la voix très particulière de son vocaliste Udo Dirkschneider, j’ai longtemps regretté de n’avoir pu me rendre à l’une de ses dernières prestations parisienne en formation originale pour cause d’empêchement de dernière minute, jusqu’à ce que Udo accepte de faire “Princess Of The Dawn” au troisième rappel d’un public déchaîné lors d’une tournée solo passant par une petite salle près de chez moi, près de quinze ans plus tard…

Scorpions – Tokyo Tapes (1978)

Parmi la pléthore d’albums enregistrés en public volontiers publiés par les artistes de tous poils pour boucher les trous de leurs contrats, fort peu parviennent à surpasser les versions studio des morceaux interprétés.
Parmi la poignée de “lives” inscrits dans la postérité figure certainement ce Tokyo Tapes où nos arachnides préférés subliment leurs gros succès de l’époque avec une belle santé, jusqu’au feu d’artifice de “Fly To The Rainbow” hanté par l’hommage brillant de Uli Jon Roth au grand Jimi Hendrix !

Aerosmith – Aerosmith (1973)

Il y a comme ça des albums qui tapent l’oreille dès la première écoute et qui s’installent durablement, apportant toujours quelque chose lors des écoutes suivantes en résistant aux années qui passent.
La discographie de Aerosmith est particulièrement riche en réussites notoires mais ce premier album du groupe garde une place à part, peuplé de pépites brutes dont l’intemporel “Dream On”.